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Editorial :Bonjour à tous !
Hé oui, à peine arrivé au sein du CA, me voilà chargé de vous faire
un édito. En principe, je dis bien en principe, on a plus de temps lorsqu'on est en retraite... Donc, je vais essayer
de m'y atteler, et sans vous ennuyer si possible.
On parle actuellement dans la presse du réchauffement climatique,
de son influence sur la culture de la vigne et donc sur le vin qui en résultera. Probablement que nos viticulteurs
devront s'adapter et planter de nouveaux cépages venant de régions plus chaudes, et donc mieux à même
de résister aux chaleurs et aux sécheresses que l'on nous promet. Cela entraînera certainement des
modifications tant sur le plan des arômes de par le changement des cépages, mais aussi à cause des
modifications climatiques elles-mêmes ; bien sûr il y aura moins de pluies, des périodes de sécheresse
prolongées, et des épisodes de chaleur plus marquée. Il en résultera certainement, dans nos
régions, des vins plus charnus, plus alcoolisés, et sans doute plus fruités.
Mais il y aura d'autres
conséquences dans d'autres régions du monde. On parle de planter de la vigne jusqu'en Scandinavie ; et comme
le dit le Télégramme de Brest, en 2050, on pourra acheter un carton de vin chez "Ikéa"...
qui sait... En revanche, certaines parties du monde pourraient bien tirer parti de ces changements climatiques.
En Allemagne,
on devrait faire des vins plus élégants ; au Danemark on commence déjà à faire du vin
; le Canada, l'Angleterre et chez nous la Moselle, devraient tirer leur épingle du jeu et nous faire des vins de
qualité. Le sud du Chili, la Nouvelle Zélande, la Tasmanie etc... pourraient aussi se mettre à faire
du vin.
Mais pour cela, il faudra attendre encore quelques temps. Mais en fait, tout cela n'est pas absolument
pas certain. En effet, notre climat, de type océanique, dépend en grande partie des courants du même
nom, lesquels pourraient bien être grandement modifiés
Et si, comme le prédisent certains scientifiques,
le courant froid « le Labrador » qui descend du Groenland, le long de la côte Est du continent nord-américain,
et le courant chaud « le Gulf Stream » qui lui monte le long de la côte Ouest de l'Europe, devaient s'arrêter,
il en irait tout autrement. Il ferait alors bien plus chaud à Terre Neuve, et nous, nous aurions bien plus froid.
Donc, en ce qui concerne les prévisions, rien n'est ni simple, ni certain.
Sachons donc profiter de tous les bons
vins du moment et les apprécier sans trop penser à ce qu'ils deviendront dans 40 ou 50 ans.
Manu